Le Terrier déménage vers d'autres cieux!
Vous me trouverez maintenant à l'adresse suivante:
http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/
C'est encore en travaux, mais fréquentable!!
Le Terrier change de look!
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Une enfant de 10 ans, nue, blessée, amnésique, dont la famille a été massacrée. Recueillie par un charpentier, elle retrouve progressivement le fil de son histoire et découvre ses origines.
Celle d'une enfant qui ressemble à une humaine mais qui ne l'est pas. Une Ina, une de ceux qui ont donné naissance au mythe des vampires. Lui reste à comprendre pourquoi ceux qui constituaient sa
famille sont massacrés les uns après les autres et pourquoi elle est la cible de mystérieux tueurs. Est-ce sa peau noire? Sa capacité à rester éveillée le jour? Ou est-elle la victime d'une
guerre de clans?
Octavia E. Butler est une écrivaine noire-américaine, féministe, décédée récemment.
Ce qu'elle offre à ses lecteurs n'est pas une simple histoire de vampire, avec grands êtres blafards qui vont mordre une fois la nuit tombée de malheureux humains. En racontant l'histoire de
Shori, la jeune Ina, elle parle de l'altérité et de ce qu'elle provoque. Shori est différente de ceux de son espèce, fruit de manipulations génétiques visant à rendre les enfants Ina plus forts,
plus aptes à survivre dans un monde où leur place est de plus en plus tenue. Mais dès que l'on parle de différence, pparaît l'intolérance, le rejet, la haine. Et même les plus sages d'entre les
sages ne peuvent faire face à toutes leurs peurs malgré leur sagesse et leurs connaissances.
Une chose est certaine, c'est un roman prenant et intéressant à défaut d'être très original. Intéressant parce que la société que forment les vampires d'Octavia E. Butler est communautariste,
presque matriarcale, et la relation de symbiose que les Ina entretiennent avec les humains qui les nourissent est atypique. Ils ne se contentent pas de leur prendre leur sang, voire leur
vie. Ils établissent avec leurs symbiotes un équilibre délicat: nourriture et force contre longue vie, plaisir contre plaisir. Un échange librement consenti même si irrévocable.
Et elle aborde des sujets qui fâchent sans avoir peur de choquer.
Ceci étant, dès les premières pages, Shori malgré son corps d'enfant entame une relation amoureuse avec Whright, son premier symbiote. J'avoue à titre personnel que cet aspect m'a
gênée malgré le fait que les apparences ne sont pas ce qu'elles semblent être.
Une chose est certaine, c'est un roman qui ne laisse pas indifférent malgré une fin un peu convenue. Et comme il semble que ses précédents romans soient absolument extraordinaires, je les lirai
avec curiosité et plaisir!
L'avis de Cuné. Celui d'ActuSF
Octavia E. Butler, Novice, Au diable vauvert, 2008, 463 p.

" La foi, entre les mains d'un homme comme toi, c'est une arme de poing. Une arme blanche. Elle fait infiniment plus de mal que de bien."
Une famille si bien comme il faut, terrorisée par un père fanatique. Les mots d'une enfant, cinglants, vivants, rendus lumineux par la force d'une révolte qui ne peut encore dire son nom mais qui
lui permettra, un jour, de dépasser le désamour de son père, la soumission de sa mère, le silence qui pèse sur une maisonnée en suspens.
Marie-Sabine Roger offre un texte d'une force abasourdissante. A travers sa narratrice, elle démonte les rouages d'une destruction systématique de la beauté, de la joie, du bonheur. Ce
père, aigri par ses échecs a basculé de la foi au fanatisme, oubliant ce que signifie la compassion, la charité, l'amour de son prochain. Il cache ses doutes, ses mauvaises pensées, ses failles
sous des citations, une austérité, des contraintes, utilisant la seule arme à sa disposition pour exercer son pouvoir sur ceux, plus faibles qui l'entourent, maintenir sa femme enfermée, étouffer
ses enfants, détruire encore et encore. Une arme qui ne résiste pas au fait que ses enfants grandissent et échappent peu à peu à son influence. Le récit est celui de la prise de conscience
progressive d'une enfant de l'anormalité, de l'injustice de ce qu'elle subit au quotidien. Ce n'est pas la religion, la foi qui est mise en accusation, mais l'utilisation qui en faite,
l'intolérance qui la prend pour caution. Si c'est le catholicisme qui est au coeur du récit, ce pourrait aussi bien être les orthodoxies de tout poil, et toute les croyances et idéologies qui
font oublier à ceux qui les suivent leur liberté et leur humanité.
Car comme le dit Aristote, "L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"
J'ai vibré, presque pleuré, le ventre noué par la force d'un texte intense que j'aimerais entendre lu à voix haute tant il mérite d'être dit, crié.
"Je suis une enfant. Je te crains.
Plus grave: je te crois.
Tout ce que tu me dis est la vérité vraie, si dénuée d'espoir, si souvent déplaisante. Je n'aime pas la vie comme tu la présentes. Tu nous parles douleurs, devoirs et privations. Nous
n'avons pas droit au bonheur, acceptons-le s'il nous échoit. Tu ne ris pas. De quoi pourions-nous rire? La vie n'est-elle pas une lutte sans fin? Rendons grâce au Seigneur, cette vallée de larme
est notre bien.
Tu ne souris pas davantage. Tu observes, tu juges. Tu absous rarement.
Pour te plaire, que faut-il faire? Il faut se taire et garder profil bas. Prier Dieu. Marcher droit.
Rester grave.
La gaieté est un des travers de l'enfance. Elle se propage et croît comme un chiendent, pour peu qu'on l'encourage. Chez nous, elle est bridée. Tu la juges stérile, frivole. Dangereuse.
Ici, on ne rit pas pour rien. La joie, pour s'épancher, a besoin d'une excuse. Et même dans ce cas, il ne faut surtour pas qu'elle dure trop longtemps, ni qu'elle se manifeste de façon
complaisante, trop visible, bruyante. Non, elle se doit de rester mesurée.
Ici, on ne peut être heureux qu'en aparté.
Le plaisir et un trésor secret, un bien-être qui se resquille.
C'est du bonheur de braconnier."
Marie-Sabine Roger, Et tu te soumettras à la loi de ton père, Ed. Thierry Magnier, 2008, 143 p.
L'avis de Goelen
Trois vies qui s'entrecroisent, douloureuses, prises dans les méandres d'un drame qui les dépasse. Celle de
l'exécuteur de l'Etat français, celle de Marie G. qui vit ses dernières heures, celle de Lucie L. qui saigne et attend que l'enfant qu'elle porte se décroche.

Voilà un roman qui m'a donné du fil à retordre et qui m'en donne encore. Le sujet m'attirait pourtant: l'avortement, le prix d'une transgression si commune dans une société qui n'admet pas qu'une
femme refuse de donner la vie. Qui touche à mon corps je le tue parle du corps de la femme, de ce qu'il arrive lorsqu'il est identifié, reduit à la seule fonction maternelle. Il parle aussi
de la relation de la mère à l'enfant dans ce qu'elle a de plus beau et de plus étouffant.
Lucie L. est à ce titre un personnage exemplaire: une enfant étouffée par l'amour de sa mère, incapable d'aimer et de donner la vie tant pour elle, ce serait échouer définitivement à exister
pour elle-même, pour ce qu'elle est: une femme. Et pour cela, elle est prête à souffrir, à saigner et à affronter le regard de la société. Ses souvenirs du curetage consécutif à son
premier avortement sont à cet égard glaçants. Marie G. est la dernière, celle qui n'existait pas ou si peu, et qui n'a trouvé comme moyen d'être que son métier de faiseuse d'ange. Henri D., le
bourreau, est marqué à tout jamais par sa mère décédée au cours de son enfance et ne trouve comme échappatoire à la culpabilité qu'il ressent que d'embrasser la carrière de ses ancêtres. Tous les
trois, qu'ils le fassent de manière légale ou illégale sont des bourreaux en ce sens qu'ils amènent la mort. Qu'ils aient raison ou tort de le faire importe peu. Ce que cela fait d'eux l'est.
Une réflexion passionnante donc, mais rendue trop dure, trop dense par le style de l'auteur. L'absence ou quasi-absence de ponctuation, l'aridité, m'ont rendu la lecture pénible, m'ont empêchée
de ressentir la moindre empathie, la moindre tendresse ou la moindre horreur pour les trois personnages malgré leur statut de narrateur. Eux mêmes donnent l'impression d'être totalement en dehors
de leur vie. Je ne suis pas amatrice de sentimentalité, mais la froideur qui imprégne l'ensemble du roman me laisse un goût amer.
Lou est enthousiaste, Clarabel aussi.
Valentine Goby, Qui touche à mon
corps je le tue, Gallimard, 2008, 136 p.
1,5/5
Mon Dieu, mon Dieu! Me voilà dans les "I love your blog" d'Armande, Brize et Choupynette!! C'est honorée et fort embêtée que je me
prépare donc à vous donner à mon tour la liste de mes sept blogs préférés... Embêtée, oui! C'est qu'il y en a des blogs que j'aime et sur lesquels je vais me balader dès que j'ai quelques minutes
pour ce faire!
Prenant exemple sur quelques unes de mes chères collègues parisiennes, je vais donc, vous me le pardonnerez, biaiser et faire, avec l'autorisation de notre glamourous blogueuse
herself, la liste des sept blogs qui me font rire. Car comme elle le dit si bien, il n'y a pas que les oeuvres poétiques moldaves dans la vie! Forte de cet adage, voilà ma liste:
- Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j'exerce un métier à risque.
Bibliothécaire. Et on arrête de rire au fond de la salle! Chignon, jupe écossaise, fiches cartonnées, panneau "Silence" rageur, vous ne pouvez pas imaginer contre quelle fatalité nous nous
battons au quotidien! Mais parce qu'il n'y a pas que les systèmes de classement dans la vie (Dewey or not Dewey that is the question, et l'indexation alors? T'as fait quoi du Rameau? Où est le
tournevis b******, l'étagère s'effondre! Et le planning alors il est où! On prend l'anthologie des textes érotiques du 17e?), Couv ill. en coul. est
là! Martine, la barbibliothécaire, les compétitions de chorégraphie de chariot à livre, les p'tites vidéos, explorez deux minutes les méandres de leur blog et vous comprendrez
aisément pourquoi je vais m'y fendre la poire quand le besoin s'y fait sentir!
- Zag, parce que Superboulet.
- Amanda parce que Perette est décidemment irrésistible!
- Karine! Par
ce qu'une fille capable de se battre pour Ranger est a real girl!
- Alinéa
par la grâce du martini, des ragondins, de Brad Pitt et des toilettes à la
turque.
- Ori pour ses folles aventures et ses shoppings!
- And last but not least, Fashion. Car la Kulture est finalement ce qu'il y a de plus important dans la vie!
Liste bien entendu non exhaustive!! J'vous aime tous (ou presque)!!
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