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Il manquait une cuisine au terrier... Quelques travaux préparatoires et la voilà en ligne: dorénavant toutes les recettes élaborées avec mes petites mimines se trouveront à la cuisine du Terrier!

Pour entrer en contact avec le terrier, une adresse:

leterrierdechiffonnette@
gmail.com


Après un bon boulot, j'ai la joie de vous annoncer qu'à la rubrique "La carte du terrier" vous trouverez l'index des auteurs et des titres lus avec lien vers les articles concernés, un index des recettes, et non seulement ma PAL, mais aussi la liste des titres que j'ai retenus pour mon challenge ABC 2008!


Et oui mesdames et messieurs! Après moults galères (il n'y a pas que Fashion qui soit une cyberquiche) , il est là! Le blog officiel
  
du Club des théières!!
   

 

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Samedi 29 mars 2008

 

Owen a 17 ans. Nathalie a 17 ans. Ils sont tous les deux en décalage avec le monde adolescent dans lequel il vive. Pour eux, pas de sport, de flirts.Leur bonheur, ils le trouvent pour le premier dans l'étude, pour la seconde dans la musqiue. Ensemble, ils vont apprendre à assumer leur différence.

 

A voir ce court résumé, rien de bien alléchant, je vous l'accorde. Pourtant, ce court roman pour adolescents d'ursula Le Guin est une petite merveille. D'abord par le style très agréable à lire, soutenu tout en restant crédible dans la bouche de jeunes gens. Ensuite parce que cette histoire qui a été écrite en 1976 reste d'une fraîcheur et d'une pertinence surprenante.

Ursula Le Guin a très bien su décrire à travers es deux personnages les affres du passage à l'âge adulte. La découverte de l'amour et de la sensualité, la sensation d'être incompris, mal dans sa peau. Le sentiment d'être différente de ceux qui nous entourent. En plus Owen comme Nathalie sont à aprt. Ils sont de ces petits cancards qui ne parviennent pas à se fondre dans la masse de leurs camarades. Qui restent désespérement solitaires et en marge à un âge où rien n'est plus important que le groupe. D'ailleurs, Ursula Le Guin livre une analyse de ce phénomène de groupe lapidaire, efficace et qui n'a rien a envié à celles des sociologues!

C'est ensemble qu'ils vont apprendre à s'ouvrir, à partager, à assumer leurs envies et leurs ambitions.

On pourrait être devant un roman pour adolescent de plus décrivant les affres d'un premier amour, des premières décisions à prendre. Mais l'intelligence et la finesse de cette grande dame de la scince-fiction donnent au final un petit bijou de finesse et de psychologie!

 

Une belle découverte!

 

L'avis de Kalistina.

 Ursula Le Guin, Loin, très loin de tout, Actes Sud, 1999, 110 p.

par Chiffonnette publié dans : Littérature "pour adolescents"
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Jeudi 27 mars 2008

 

foire_aux_vanites.jpg


Amélia aime George qui aime Rébecca qui aime Rawdon. Rébecca est l'amie de Georges qui est l'ami de Dobbin qui aime Amélia. Vous suivez? Non? Pas grave! Parce que de toute façon ce n'est certes pas par ce biais que je vais réussir à rendre toute la richesse de cette fabuleuse satire sociale!


Parce que ces histoires d'amour et de tromperie que raconte Thackeray ne sont finalement que le prétexte à dessiner un portrait au vitriol d'une Angleterre qui vient de rentrer dans le 19e siècle.

Revenons un moment à la genèse de l'oeuvre. La rédaction de cette oeuvre commença semble-t-il dès l'année 1844 et fut publiée en épisodes de 1847 à1848. Elle prote comme sous titre « A novel without a hero », soit, un roman sans héros. Et c'est bel et bien ce qui attend le lecteur! Pas de grands personnages au centre de son récit. Juste deux couples et un célibataire qui tentent de tracer leur chemin dans le monde. Et qui n'ont rien, vraiment rien de héros.

Georges Osborne, le militaire parvenu, sûr de son intelligence et de sa beauté, au point de toucher au ridicule. Gâté par son père, incapable d'assmuer ses engagements sans y être poussé par la dernière des extrémités, volage, joueur, il est pourtant idôlatré par celle qui va devenir son épouse, la jolie et naïve Amélia. Voilà un beau personnage d'oie blanche! Jolie sans l'être trop, d'une gentillesse sans fond et incapable de faire face à la moindre difficulté sans recourir aussitôt au sacrifice de sa petite personne, elle est pendant environ 90 p. la dupe de cette histoire! Une dupe qui fait elle-même son malheur, s'aveuglant sur son époux, refusant de trahir cet homme même devenue veuve, éternelle victime de ses chimères et de ses certirudes. Quel contraste avec son amie d'enfance Rébecca! S'il devait y avoir une héroïne, ce serait elle! La parvenue, la jeune femme sans soutien ni argent qui va parvenir à entrer dans les cercles les plus huppés de l'aristocratie anglaise, Elle ne va rien néglier pour ce faire: trahisons, escroqueries, manipulations, tromperies en tout genre. Jusqu'à piétiner celui qu'elle a épousé pour son argent à venir et qu'elle a servi à sa manière assez étrange! De son ascension à sa chute, voilà une femme que l'on ne peut qu'admirer pour son génie de l'intrigue, son instinct de survie et son sens politique! Elle a choqué le bon public à l'époque de la publication. Thackeray a d'ailleurs été taxé de complaisance à son égard, mais pouvait-il faire autrement! Après tout Rébecca ne fait que détourner à son avantage les codes et les moeurs de la grande foire aux vanités! Ce monde où chacun s'écharpe pour un peu plus d'argent, de reconnaissance, pour briller dans les salons quel qu'en soit le prix! Qui est fautif, d'un monde qui fonctionne sur la tromperie ou de celle qui utilise cette tromperie pour faire sa fortune? C'est cette question qui est au centre du roman de Thackeray. J'ai pensé par moment à des personnages d'Austen, notamment la superbe lady Susan! Il y a des airs de ressemblances entre ces deux personnages et leur destinée!

Par contre, Thackeray va beaucoup plus loin dans la critique et la satire sociale! Rien ne lui échappe, du petit monde des domestiques et des commerçants à celui de la plus haute société en passant par cette bourgeoisie avide d'ascension sociale! Et c'est drôle avant que d'être désespérant! La quatrième de couverture avertissait le lecteur:Thackeray est en quelque sorte le Stendhal de la littérature anglaise! Loin de moi l'idée de porter un ugement sur ce jugement, mais je n'ai pu que constater la similarité de forme avec La chartreuse de Parme (roman publié en 1839). De bout en bout, Thackeray joue au montreur de marionnette; gardant une distance avec ses personnages et avec l'action qui lui permet d'y intervenir avec une grande fréquence. C'est ainsi qu'il apostrophe son lecteur, se lance dans des explications divers et variées sur la psychologie des personnages, le cadre géographique, les moeurs de la société anglaise.

Un exemple parmi mes préférés: « Et bien maître Jones, qui lisez ce livre à votre cercle, vous traitez, j'en suis sûr tous ces détails de bouffoneries grotesques et de bavadarge ultra-sentimental. Oui, je vous vois maître Jones, tout réjoui en tête à tête avec votre morceau de mouton et votre bouteille de vin, prendre votre crayon et écrire à lamarge: Niaiseries, bavadarge, etc. etc... Voilà bien un de ces génies sublimes qui n'admirent que le grand, que l'héroïque, dans la vie comme dans les romans. Dans ce cas, il fera bien de prendre congé de nous et de tourner se pas d'un autre côté. Ceci dit, nous poursuivons. »

Cela permet des ruptures de rythme, des apports qui rompent le fil du récit et y apporte une bouffée d'oxygène non négligeable eut égard à l'épaisseur du tout! Je dis cela, mais j'ai avalé ce bon millier de pages en moins d'une semaine, avide de connaître le destin de Rébecca et de son entourage!

L'humour dont il fait preuve allège beaucoup une histoire qui sans cela sombrerait facilement dans le pathos et le sentimental! Par contre, il ne faut pas s'étonner d'y trouver le point de vue d'un homme influencé malgré tout par les conventions de son temps: son regard sur la condition et la nature féminines est souvent horripilant, il fait preuve du racisme latent des gens de son temps, d'une religiosité de bon ton. Mais il est en cela aussi le fils de cette foire aux vanités qu'il connait bien pour y vivre!

Hem... Je m'aperçois là que, emportée par le feu de mon enthousiasme, je n'ai même pas été au bout de ma description des non héros de cette histoire.

Car il y en a encore! Rawdon Crawley le militaire vaniteux et flambeur, fruit lui aussi de l'éducation donnée aux jeunes « gentlemen » du ce temps. Joueur, duelliste, idiot et incapable de la plus simple finesse il va être le jouet de Rébecca sa femme, la suivant sur les chemins de la débauche et du vice avec une constace presque san faille.

C'est finalement Dobbin, le personnage qui ne devait pas exister qui se rapproche le plus d'un héros! Bon jusqu'à la moëlle de ses os, son esprit de sacrifice n'a dégal que son a mour pour Amélia. Un amour qu'on a bien du mal à comprendre tant Amélia est tête à claque et insipide! C'est d'ailleurs fort décevant pour lelecteur contemporain que c'est elle quel a fortune favorise à la fin du roman: la victoire finale va à la vertu et non au vice. C'est le seul bémol que j'apporterais à ce bonheur constant de lecture: la fin un peu rapide (sic) et la victoire finale d'une morale qui n'est guère morale! Pour le reste, cette fresque intimiste et épique avec sa galerie de personnages, ses rebondissements m'a comblée!


A savoir, le roman a été adapté plusieurs fois au cinéma, la denrière adaptation remontant à 2005. Réalisé par Mira Nair, il réunit entre autre Gabriel Byrne , Reese Witherspoon, Jonathan Rhys-Meyers.


Il me faut remercier Fashion Victim, sans le challenge de laquelle je ne me serais sans doute jamais penchée sur ce merveilleux classique de la littérature anglaise!

Il y a aussi Lilly qui donne son avis ici!

La foire aux vanités – William Thackeray, Folio, 1994, 1071 p.

par Chiffonnette publié dans : Littératures anglo-saxonnes
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Mardi 25 mars 2008

 

Parfois, parfois, il m'arrive de prendre des vacances. Et entre autres destinations, de retrourner vers les cieux meilleurs sous lesquels réside ma petite famille. Je vous en avais déjà parlé, mais c'est pour moi un puit sans fond d'inspiration et de franche rigolade.
Photo-084.jpg

Tout projet de vacances dans ces lieux enchanteurs commence par l'élaboration d'un SAL (sac à lire) objet de dialogues de ce genre:

  • Chiffonnette: « j'arrive mercredi vers 13h »

  • Maman Chiffon: «tu ne te charges pas trop hein? Pas la peine de prendre des livres!! »

  • Chiffonnette: «... j'en ai juste pris cinq ou six! »

  • Maman Chiffon: « pas la peine y'a plein de livres à la maison » (véridique, les murs vont s'écrouler un de ces quatre matins)

Dialogue constructif s'il en est qui ne m'empêche bien évidemment pas de partir la fleur au fusil et l'épaule démise par le poids de toute cette culture que je transbahute à travers la France histoire de ne pas faire du mal à mes petits nerfs fragiles. On ne sait jamais: le train peut rester bloqué par un troupeau de chèvres rétif, le gel peut s'abattre sur la France, la RATP nous faire une grève, et je peux tout simplement terminer mon stock en cours de route, ce qui serait absolument insupportable!

Bref!

Me voilà donc arrivée vers les cieux meilleurs, soupirant après la chaise longue au fond de la forêt vierge qui sert de jardin à la maisonnée! Et rigolant d'avance aux aventures inénarrables de Mademoiselle Chiffon la troisième!

Il faut vous imaginer un toons sautillant, chantant faux sous sa douche le matin et se vernissant les ongles de couleurs aussi discrètes que du orange et du bleu turquoise! Un toons capable de vous raconter de la première à la dernière scène Dracula de Coppola d'u air béat (c'est trooooop bien Dracula)! Un toons qui refuse de quitter ses converses! Un toons qui est une LCA en puissance! Ce qui est d'ailleurs l'objet de ce billet même si ça ne se voit pas!

Jugez plutôt: figurez-vous que le toons a été interdit de bibliothèque par Maman Chiffon. Parce que le toons lit trop. Il lit au point de lire en marchant, de lire en voiture et de se transformer en endive. Il lit au point de ne presque plus prendre le temps d'écouter le Donjon de Naheulbeuk! Au point de ne plus rien faire de ses dix jolis petits doigts!

Dont acte: interdiction de mettre les pieds à la bibliothèque! Au grand dam de Chiffonnette elle-même qui a pensé immédiatement au taux de rotation et aux statistiques de la bibliothèque! C'est vrai quoi, il y a de quoi provoquer une chute dramatique des chiffres!

Ceci dit, la punition n'est pas trop dure dans l'absolu quand on voit l'état des bibliothèques familiales! Avec ce qu'il y a là, même un LCA pourrait survivre quelques temps! Ce que n'a pas enregistré le cerveau paniqué du toons! Et le tome deux des aventures de Tara Duncan alors (série jugée sympathique encore qu'un peu trop légère)!!! Et le tome trois de La stratégie Ender alors!!!!!! Impossible de survivre sans cela!! Quelques supplications et hurlements plus tard, la situation reste en l'état!

Ni une, ni deux, le toons a élaboré une stratégie digne des meilleurs espions de la Guerre Froide. Profitant d'un moment d'inattention de Maman Chiffon trop plongée dans son roman pour suivre d'un oeil suspicieux les mouvements d'une demoiselle Chiffon à l'expression de conspirateur, cette dernière en profite pour récupérer sa carte de bibliothèque dans le sac dévolu à cette fonction! Carte qu'elle confie à une copine chargée de lui ramener les romans mentionnés ci-dessus! Une fois les objets de sa convoitise récupérés, la carte réintégre le sac et la demoiselle Chiffon disparait d'un air innocent dans un antre ou un archéologue ne retrouverait pas sa momie, sous prétexte de faire quelques sujets de Brevet! Et révéle d'un air fiérot à sa grande soeur le moyen qu'elle avait trouvé pour contourner l'interdit!

C'était sans compter avec le fait que Maman Chiffon fréquente elle aussi la bibliothèque et que Chiffonnette avait bien envie d'aller à la bibliothèque. Après tout, ce n'est pas comme si elle allait y travailler tous les jours, n'est-ce pas? Du coup, les voilà toutes les deux à la bibliothèque. Maman Chiffon dégaine alors deux cartes de prêt, dont celle de mademoiselle Chiffon! Drame!! Voilà la conspiration découverte!! Et une Chiffonnette contrainte de dévoiler l'affaire à maman Chiffon entre deux ricanements et sous le regard effaré de la personne chargée de passer les documents à l'emprunt:

  • Maman Chiffon s'exclamant: « La peste!!!! »

  • Chiffonnette: « il faut la comprendre la pauvre enfant, interdite de bibliothèque!!! »

Air réprobateur de la personne chargée de passer les documents à l'emprunt... C'est vrai quoi, pauvre adolescente spoliée! Et l'état de la lecture en France alors!!

  • Chiffonnette à la personne chargée etc.: « Oui, elle lit trop!! »

Air totalement abasourdi de la pauvre dame bien peu accoutumée à entendre de pareilles choses!

 

Enfin tout est bien qui se finit bien pour mademoiselle Chiffon qui a échappé à toute mesure de rétorsion grâce à sa jolie petite bouille et qui continue de sautiller en chantonnant... Vous voulez un extrait? Le voilà:

«Si maman si, si maman si

Maman, si tu voyais ma vie

Je veux un Darcy

Si maman si

Et puis un Edward aussi... »

Sans commentaire de la part d'une grande soeur encore écroulée de rire!

par Chiffonnette publié dans : Contemplation
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Lundi 24 mars 2008

thedeadgirl_l200612221217.jpgThe dead girl, un film de Karen Moncrieff avec Toni Collette, Brittany Murphy

 

La découverte du corps d’une jeune femme assassinée va bouleverser quatre vies. Celle de la femme soumise à sa mère qui découvre le corps, celle d’une jeune femme qui espère que le corps retrouvé est celui de sa sœur disparue, celle de l’épouse qui découvre que son mari est le tueur, celle de la mère qui part à la découverte de sa fille. Quatre destins pour celui d’une femme qui rêvait de changer de vie.

The dead girl est un film coup de poing. Sur le même principe que Babel : faire d’entrecroiser les destins de personnes que rien ne lie a priori, Karen Moncrieff construit un récit qui parvient à rester fluide et cohérent. Ce faisant, elle éclaire cinq vies de femme d’aujourd’hui. Des femmes pétries de doutes, de contradictions mais incroyablement fortes et capables de résister au pire avec une dignité qui laisse pantois.

Toutes sont malades du manque : malade du manque d’amour, du manque de vie, du manque d’attention, de la culpabilité d’avoir un jour oublié d’ouvrir les yeux pour voir le pire. Toutes tentent de survivre tant bien que mal avec plus ou moins de bonheur et plus ou moins de concessions à ce que la morale permet. Toutes sont servies par un jeu d’actrice proprement fabuleux qui fait passer une émotion et une tension qui ne se relâchent jamais.

C’est d’autant plus fort que le regard qui est porté sur ces tranches de vie est exempt de tout jugement : de la prostituée à celle qui accepte le pire, la réalisatrice se contente de rendre des faits, des liens, des actes, concentrant de ce fait l’attention du spectateur sur le plus important : ses personnages.

Sobre, poignant, fort, The dead girl est sans conteste un des films les plus réussis que j’ai vu ces derniers mois.

 

par Chiffonnette publié dans : Entoilée, étoilée
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Samedi 22 mars 2008

romecouv.jpgMeaume le graveur est né en 1617, a été apprenti à Paris, Toulouse, Bruges, a aimé à la folie, a été défiguré à l'eau-forte, s'est réfugié en Italie. Une vie bien remplie pour un artiste hors du commun.

Ce court roman a été Grand prix de l'Académie française en 2000. Il retrace en courts chapitres, sans unité de temps, de lieu, le parcours d'un eau-fortier, un graveur. Par petites touches, en commentant les amours, les choix de son personnage comme ses œuvres, Pascal Quignard essaie de peindre son portrait tout en ombres, les ombres portées par l'amour perdu, la trahison de la femme tant aimée.

Pour tout dire, j'ai trouvé et le style et le propos de ce roman lassants.

Passant du coq à l'âne, commentant des œuvres dont on ne peut avoir que le commencement d'une idée, sombrant parfois dans des digressions philosophiques sur le sens de la vie et de l'amour, Pascal Quignard, loin d'atteindre au cœur de la personnalité et de la vie de Meaume perd son lecteur.

La langue difficile d'accès, souvent confuse et lourde, accentue l'impression de pesanteur. On ne sait jamais si l'on est dans l'interprétation, ou dans la description.

Pourtant, l'histoire de cet homme aurait pu être passionnante, la description du monde des graveurs et des techniques de gravure fascinante. Pourtant, ce personnage d'artiste habité par son art, tentant de dévoiler le monde aux yeux des vivants aurait pu être profond. Mais il n'y a rien. Pas de souffle romanesque, pas de vie. Juste un ennui profond. Même dans des scènes de sexe et de violence au contenu pourtant fort.

Bref, une lecture difficile dont je ne suis venue à bout que parce qu'elle était inscrite sur la liste de mon challenge 2008. Et un premier contact avec Pascal Quignard qui ne me donne guère envie de me pencher sur le restant de son travail !

L'avis de Katell grâce à qui vous trouverez d'autres avis!! Suivez les petits cailloux!

 


Pascal Quignard, Terrasse à Rome, Folio, 2005, 128 p.

par Chiffonnette publié dans : Littératures françaises
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