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A la Une

Il manquait une cuisine au terrier... Quelques travaux préparatoires et la voilà en ligne: dorénavant toutes les recettes élaborées avec mes petites mimines se trouveront à la cuisine du Terrier!

Pour entrer en contact avec le terrier, une adresse:

leterrierdechiffonnette@
gmail.com


Après un bon boulot, j'ai la joie de vous annoncer qu'à la rubrique "La carte du terrier" vous trouverez l'index des auteurs et des titres lus avec lien vers les articles concernés, un index des recettes, et non seulement ma PAL, mais aussi la liste des titres que j'ai retenus pour mon challenge ABC 2008!


Et oui mesdames et messieurs! Après moults galères (il n'y a pas que Fashion qui soit une cyberquiche) , il est là! Le blog officiel
  
du Club des théières!!
   

 

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Samedi 17 février 2007
Aujourd’hui, j’ai pris une douche… Non, je vous rassure, je ne fais pas partie des gens qui considèrent que prendre une douche par mois est le maximum que l’on puisse faire sans mettre sa santé en danger. C’est juste que depuis lundi matin, le chauffe-eau de l’appartement que je partage en colocation était en panne.
Le drame s’est noué lundi matin, alors que j’étreignais encore mentalement mon oreiller. Mon corps, lui, se dirigeait vers le panier d’oranges quand, soudain, mon œil a été attiré par une lueur rouge fort peu habituelle. Le chauffe-eau essayait de me parler. Mais sans colocataire ni mode d’emploi, je me trouvais dans l’incapacité la plus totale de comprendre ce qu’il tentait de me dire. Ce que je lui signifiais en l’éteignant. Grand bien m’en a pris puisque apparemment, le message était l’équivalent de « fatal error » pour un ordinateur. J’avoue avoir la faiblesse de penser que je suis trop jeune pour mourir, et que trépasser victime de l’explosion d’une chaudière est un tantinet couillon.
Depuis, j’ai découvert que le mohair est vraiment une matière sympa, même si elle gratte, et que l’on peut très bien se doucher avec moins de six litre d’eau sans s’ébouillanter (même en grelottant) et à l’aide d’une casserole.
Heureusement, la diabolique machine est revenue à la vie. C’est donc d’un œil amoureux que je contemple la petite flamme bleue qui danse dans la lucarne et que j’entend l’eau qui gargouille dans les tuyaux..
par Chiffonnette publié dans : Contemplation
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Samedi 17 février 2007
Une œuvre qui laisse un goût étrange dans la bouche. L’écriture est très neutre, et contraste avec la dureté des propos que tient Mâ, la narratrice. Son père, K. (sic.) écrivain célèbre (re-sic.) est parti en résidence dans une université californienne, accompagnée de sa mère. Ils l’ont laissée seule avec le benjamin de la famille qui prépare son entrée à l’université et, surtout, l’aîné, Eoyore, handicapé mental. C’est le récit de leur vie au cours de l’absence des parents que fait Mâ. Et à travers ses réflexions sur les événements de la vie quotidienne, ses lectures et travaux universitaires, transparaît la dureté de rapports familiaux marqués par le handicap et par le comportement torturé du père. L’existence tranquille qui donne son titre au roman est loin de l’être.
Les thèmes abordés par le roman extrêmement variés et intéressants : foi et religion, regard de la société sur le handicap, processus de création, relation de l’écrivain à son entourage et la société qui l’entoure, l'amour fraternel. Les réflexions menées par les personnages sont parfois passionnantes au point que j’en viens à m’intéresser au cinéma de Tarkovski qui me laissait totalement indifférente.
Mais je serais bien en peine de dire si j’ai réellement aimé ce roman alors même que je ne l’ai pas lâché. Passionnant mais pas agréable ! Je l’ai trouvé d’autant plus terrifiant qu’Oé s’est inspiré de sa propre situation familiale pour l’écrire. Et qu’il donne de lui-même une image rien moins que sympathique. Il joue tout au long du livre sur des mises en abymes, et se dévoile sans trop donner l'air de le faire. C'est en tout cas l'impression que j'ai. Je ne sais pas si c'est le cas dans d'autres de ses romans.  La lecture des interviews qu’il a données à la presse et les renseignements existants sur sa vie et son œuvre confirment cet ancrage à la limite de l’autobiographique.
Un roman étrange donc, mais qui donne malgré tout envie de découvrir d’autres œuvres de ce grand monsieur de la littérature japonaise.
 
« Personne ne donnera sa vie pour toi, ne t’imagine pas que cela puisse arriver. Tout le monde te gâte sous prétexte que tu es un enfant intelligent, mais ne t’imagine pas trouver quelqu’un pour accorder plus de valeur à ta vie qu’à la sienne. Tu tomberais là dans la pire déchéance que puisse connaître un être humain. », paroles d’un père à son enfant…
 
Kenzaburô Oé, Une existence tranquille, Paris : Gallimard : 1985. 285 p. (Du monde entier). ISBN : 2070730468.
par Chiffonnette publié dans : Littératures japonaises
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Mercredi 14 février 2007
                                                  Comment faire passer l'émotion qui m'a serré le ventre le jour où j'ai lu les premières pages de ce livre pêché au hasard de mes errances dans les rayonnages d'une bibliothèque municipale...La première chose qui m'a frappée c'est la richesse de l'écriture, de la voix de l'écrivain. Une voix qui fait immédiatement et irrémédiablement basculer dans un autre monde où la poésie et la violence se mêlent. Une voix qui ressemble un peu à une toile d'araignée, tant il est difficile de s'en libérer.
Il est difficile pour moi de donner un résumé de ce recueil de nouvelles qui lui rende justice.
Je peux donner la présentation de l'éditeur, qui a fait ce qu'il a pu le malheureux : "Début des années 2000... des enfants "différents" apparaissent dans des familles humaines. Doués de physiques et de pouvoirs étonnants, ils sont très vite assimilés aux changelings, les enfants-fées, et soupçonnés d'avoir été laissés en substitut des véritables enfants mortels. Commence alors une cabale sans précédent, aboutissant à l'abandon en masse de ces enfants dans des Centres, prisons et mouroirs gérés d'une poigne de fer. De cette génération perdue, et sous l'égide d'un chef charismatique, Shade, émergera une rébellion qui amènera ces enfants devenus grands à hanter nos cités, à mettre le feu dans les rues. À travers guerres des gangs et courses éperdues, sacrifices et actes de fraternité, suivez les destins de Shade et Ash, Fallen et Jay Hunter et Gift, d'une vie délivrée de ses chaînes vers un havre promis, une cité mythique au bord du monde. La ville-fée de Frontier, où les arbres poussent dans les maisons et la magie régit le quotidien ».
Le recueil commence par une nouvelle bouleversante, "Runaway Train", qui conte l'histoire d'un amour fraternel fou. Need, jeune humaine décide d'emmener son changeling de frère vers Frontier, la ville de ceux qui ont pris pour eux le nom de fays
Ce sont les thèmes de l?amour, de l?amour fraternel, de l'amitié, de la confiance qui vont irriguer les 12 nouvelles du recueil. Sans pour autant sombrer le moins du monde dans la mièvrerie, piège dans lequel il est si facile de tomber, dès lors que l'on raconte des histoires où l?amour, la loyauté, vécue et exprimée est présente. Car la violence est bien présente dans l?univers de Léa Silhol : violence physique, violence morale, violence d?un monde qui perçoit ce qui est différent comme menaçant, sauvagerie. En cela, Musique de la Frontière donne une description très réaliste, et très pessimiste de notre monde. D'un monde qui a presque oublié ce que la solidarité et l'amour veulent dire.
Les personnages même sont un choc. Figure de l'altérité, ils sont aussi une sorte de portrait de ce que l?humanité devrait être. J'avoue être tombée amoureuse d?eux, les uns après les autres.
La construction même du recueil participe de l'émerveillement. De nouvelles en nouvelles, de personnages en personnages, des liens et une chronologie se créent, et l'univers de Léa Silhol se tisse progressivement sous nos yeux. Ce qui est intéressant, c'est que cet univers ne se limite par au Dit de Frontier. L'ensemble de l'oeuvre de l?auteur est lié. Et elle y fait montre d?une remarquable maîtrise de la littérature féerique et fantastique, d'une connaissance profonde des mythes et du folklore celtes, voire d'Europe. Une filiation qu'elle revendique apparemment puisqu'on peut lire dans un article (Fées et Fantasy, un mariage heureux ?) : « C'est une littérature difficile, qui laisse peu de place à l?improvisation, mais incite à se plonger dans une tradition immémoriale de créateurs de codes, de celle qu'ont suivi des générations de concepteurs de mythes et de contes avant nous ».
 
Pour finir, une citation de Voix de sèves, la nouvelle la plus longue, et une des plus belles du recueil par la synthèse qu?elle fait de tout ce qui la précède : « Et je comprends maintenant ce que disait Ash lorsqu'il parlait de l'Hozro, de ce qu'il nomme la beauté. Cette harmonie, cet éblouissement, cette paix qui monte vers le ciel avec des voix de sève, la voix des livres nés d?arbres vivants, sans que rien n?ait été retranché ou dépensé pour nous donner cet indispensable « plus », cet incalculable apport à nos vies, toutes les choses qu'ils peuvent nous dire de l'intérieur et de l'extérieur, de nous-même et du monde [...] Je l'ai trouvé ici, mais c'est partout. Si tant est qu'on se donne le mal d'aller au bout de quelque chose, et d'aller au bout de soi-même. Et je souhaite pour toi l'harmonie et l'éblouissement, la grâce et la paix, la Beauté dans laquelle on marche comme si le seul fait d?avancer était un accomplissement en soi. »
 
 
Léa Silhol, Le Dit de Frontier, Tome 1 : Musiques de la frontière. Montpellier: L'Oxymore: 2004. 314 p. (Moirages). ISBN-10: 2913939473
  • par Chiffonnette publié dans : Coups de coeur
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    Mercredi 14 février 2007
       
    Je viens juste de terminer dans le cadre de mon travail la lecture d'un   merveilleux petit essai: Eloge de la lecture. La construction de soi de Michèle Petit. Pour la bibliothécaire en devenir que je suis, la réflexion est intéressante même si aucun des éléments qui sont utilisés ou apportés n'est fondamentalement nouveau.
    Michèle Petit s'emploie au cours des 159 pages de son ouvrage montrer, démontrer et expliquer le rôle des livres, des textes dans la construction d'une identité et dans l'émancipation de l'individu. Elle montre pourquoi cette lecture, qui est éloignement du groupe dès lors que la lecture silencieuse naît mais aussi ouverture au monde et à la critique était, et est encore considérée comme dangereuse.
     
    Mais le plus intéressant à mon sens est son regard sur le discours tenu par les intellectuels, médias, éducateurs sur la lecture: "Les jeunes ne lisent plus", "Il faut lire".
    Ce discours que l'on entend depuis quelques années, les débats sur la lecture à l'école (ou faut-il ne faire lire que des classiques à nos chérubins, introduire ou ne pas introduire la littérature jeunesse) me hérisse le poil à titre personnel. Déjà parce qu'il ne correspond pas à une réalité complexe que les études menées sur le sujet par des gens comme Christian Baudelot dévoilent. Ensuite parce que je pense très sincèrement, que s'il faut donner aux enfants les clés qui permettent d'analyser les textes, et leur faire toucher les monuments de notre littérature, il n'en reste pas moins que la manière d'enseigner la lecture et le livre reste profondément utilitariste.  Et ne laisse que peu la place au simple plaisir de rencontrer un texte, d'y trouver les échos qui nous permettent de grandir et de mieux vivre. "Lisez pour réussir mes enfants!", "Lisez des histoires qui vous instruisent et répondent à vos questions!" (histoire que nous n'ayons pas à y répondre?). Je trouve ça triste. Parce que sans plaisir, sans rencontre avec un auteur ou un texte, la lecture ne peut pas de toute manière aider le lecteur.
    Bien sûr qu'il ne faut pas priver la jeunesse et les autres de la "grande littérature", bien sûr que la construction d'un "vivre ensemble" passe par la constitution d'une culture commune. Mais l'accès à cette culture ne serait-elle pas plus facile si le plaisir, le désir était au rendez-vous dans la lecture? Et si l'injonction de lire n'agissait pas comme un repoussoir pour une partie des jeunes générations? Comme l'écrit Michèle Petit, « Il y a probablement une contradiction irrémédiable entre la dimension clandestine, rebelle, éminemment intime de la lecture pour soi, et les exercices faits en classe, dans un espace transparent, sous le regard des autres. »
    Ou encore, du maître René Diatkine : « Rien ne fait plus perdre le goût de la lecture que le questionnement, intrusion indélicate dans un espace où tout est particulièrement fragile. »
     
    La critique est virulente, mais constructive par le fait qu'elle s'inscrit dans une réflexion à la fois littéraire, psychanalytique, historique et sociologique. L'œuvre touche parce qu'elle provoque chez celui qui la lit une réflexion sur son propre chemin de lecteur, et des échos avec des moments, des pratiques de lecture, des plaisirs. Et reste de toute manière, le rare bonheur qu'il y a à lire les témoignages d'écrivains grands et petits, de lecteurs sur leurs lectures et leurs relations au livre.
    Je ne résiste pas au plaisir de livrer un de mes passages préférés: "C'est une curieuse transmutation celle par laquelle des oeuvres qui sont souvent le fruit des mouvements les plus intimes des écrivains, des artistes, des philosophes, qui disent leurs passions, leurs détresses ou leurs joies, sont agrégées les unes aux autres et converties en une sorte de monument officiel et pompeux [...] Quand ils déconstruisent le monument et dérobent quelques lignes, une métaphore, les lecteurs ne font que reprendre leur dû, pour réaliser leur propre assemblage, leur propre bricolage; pour retrouver aussi, dans le plaisir du dialogue, le geste d'un peintre, la voix d'un poète, le chant d'un fleuve, l'étonnement d'un savant ou d'un voyageur, et s't abriter."
    Un bel hymne à la liberté du lecteur et à la richesse intérieure qu'amène la lecture.
    Michèle Petit. Éloge de la lecture la construction de soi .Paris : Belin, 2002. 159 p. ; 22 cm.(Nouveaux mondes). ISBN 2-7011-3242-8 : 14,95 €.
     
    par Chiffonnette publié dans : Essais
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    Lundi 12 février 2007

    Suite à la demande de Sibylline, j'ouvre ce petit espace pour discuter de tout et de rien. L'air du temps, la dernière bêtise accrochée à la tête du blog, les nuages, le vol de la mouette sur la Seine, etc, etc... A vous de jouer!!

    par Chiffonnette publié dans : Contemplation
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