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Il manquait une cuisine au terrier... Quelques travaux préparatoires et la voilà en ligne: dorénavant toutes les recettes élaborées avec mes petites mimines se trouveront à la cuisine du Terrier!

Pour entrer en contact avec le terrier, une adresse:

leterrierdechiffonnette@
gmail.com


Après un bon boulot, j'ai la joie de vous annoncer qu'à la rubrique "La carte du terrier" vous trouverez l'index des auteurs et des titres lus avec lien vers les articles concernés, un index des recettes, et non seulement ma PAL, mais aussi la liste des titres que j'ai retenus pour mon challenge ABC 2008!


Et oui mesdames et messieurs! Après moults galères (il n'y a pas que Fashion qui soit une cyberquiche) , il est là! Le blog officiel
  
du Club des théières!!
   

 

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Mardi 4 mars 2008

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Un parc, un bassin...
par Chiffonnette publié dans : Contemplation
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Lundi 3 mars 2008
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Un écrivain reçoit un jour une lettre. La lettre d’une femme inconnue aux portes de la mort. La lettre d’une femme qui l’a aimé à la folie sans qu’il le sache.
 
Cette nouvelle de Stephan Zweig est une petite merveille. On retrouve toujours le style de ce grand écrivain. Cette écriture pure, facile et en même temps riche et dense. Et il est difficile de ne pas se laisser toucher par le récit de cet amour à sens unique.
Cette femme dont on ne connaîtra pas le nom est tombée amoureuse à l’âge de 13 ans de son voisin. Pendant des années, elle a guetté ses faits et gestes, grappillé des miettes d’attention, incolore et inodore comme une adolescente peut l’être. Puis elle a perdu son honneur avec cet homme, trouvant le bonheur dans les quelques nuits offertes, alors même qu’il ne la reconnaissait pas. Trouvant son bonheur dans l’enfant conçu au cours d’une de ces nuits. Puis dans les regards échangés par l’écrivain et la courtisane qu’elle était devenue.
Le drame de cette femme, c’est l’amour le plus fort face à l’indifférence, la passion face à l’inconstance.
C’est un amour loin du romantisme, obsessionnel, pathologique, destructeur dans tous les cas. Un amour tenu secret toute une vie et révélé en une longue confession qui fait frissonner. Que l’on puisse aimer à ce point, avec cette pureté, cette sensualité, cette intensité effraye et fascine à la fois. On sent toute la tension qui habitait cette femme enfin libérée par les mots qu’elle écrit, toute la souffrance.
C’est beau, c’est fort. C’est sans aucun doute incontournable.
 
Lu dans le cadre du challenge Fashion’s Klassik. Plus que 3 pavés mes amis !
 

Stephan Zweig, Lettre d’une inconnue, in Amok, Le livre de poche, 2007, 187 p.
par Chiffonnette publié dans : Littératures d'Europe de l'ouest
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Dimanche 2 mars 2008

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par Chiffonnette publié dans : Contemplation
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Vendredi 29 février 2008

« C’était ça. C’était comme ça. Jack a dit que c’était tout.       Qu’avant de lui en vouloir, il fallait attendre de savoir. Que c’était son père. Que c’était mon ami. Et que c’était un traître aussi. »
 
Tyrone Meehan est un héros. Il est aussi un traître. Pourquoi, comment, sont les questions que va se poser Antoine le luthier français, perdu dans un conflit qu’il voudrait sien et qui ne peut l’être.
 
Mon traître est un roman qui me laisse un sentiment mitigé. Mitigé parce que j’ai par certains aspects absolument adoré, et par d’autres, été profondément agacée.
Commençons par le commencement. Le thème d’abord : l’Irlande du Nord des années 970 à nos jours. L’Irlande du Nord avec sa guerre de religion, sa guerre d’argent et de pouvoir. L’Irlande du Nord avec sa tourbe, sa bière et ses gens. La pauvreté et la solidarité. La haine et la foi. L’amour et la souffrance. Le portrait de ce pays déchiré et de ses habitants touche au cœur. Ces femmes en souffrance qui portent l’amour de leurs familles mais aussi le poids de la religion, de l’engagement politique, de la guerre et des morts. Ces hommes pathétiques qui trouvent dans l’engagement politique un exutoire à la misère et la haine de ceux qui le maintiennent dans cette misère, et un espoir aussi, celui de temps où enfin ils seront traités comme des êtres humains. On se souvient en les rencontrant à quel point la ségrégation n’est pas toujours une affaire de couleur de peau, mais que l’argent, et la religion peuvent faire autant de dégâts.
Et puis il y a le miroir : Chalandon a réellement connu ce traître. Les noms sont modifiés bien sûr, mais Tyrone Meehan a vécu. Et Antoine le naïf, Antoine le perdu a été un peu Sorj Chalandon. A travers ces deux personnages, il y a le questionnement d’un homme sur son engagement, sur l’engagement de l’autre.
Tyrone Meehan, le héros, le grand l’homme fort. Le traître. Celui dont on ne peut comprendre le geste. Pourquoi a-t-il trahi ? Pour qui ? Qu’est-ce que la trahison ? Quand on trahit, trahit-on une cause seulement ou aussi les hommes autour, sa famille, ceux que l’on aime et qui croyaient en nous ? Les questions, Sorj Chalandon les pose. Et il n’y répond pas ou seulement partiellement. Car la trahison est acte intime. Ce qui y pousse un homme n’appartient qu’à lui : amour, haine, appât du gain, lassitude, goût du risque, acte suicidaire…
Tout comme l’engagement est acte intime : ce qui pousse Antoine vers l’Irlande et l’IRA, c’est un peu de romantisme, un peu de solitude, un peu de beaucoup de petites choses. Ce qui fait de lui un homme souvent agaçant avec sa vision simpliste des choses, son engagement sans grands risques. A mon grand regret, c’est aussi un homme par qui passent les clichés : guerre propre, musique traditionnelle, bière brune épaisse… Et un certain voyeurisme à mon sens : les gentils catholiques irlandais, les méchants anglais, les chars et les manifestations, la douleur qu’il voit à chaque coin de rue ne peut réellement devenir la sienne. En même temps, il perd beaucoup : il approche l’Irlande, mais il y perd son innocence, sa pureté. Il n’y gagne guère que déception et colère, souffrance et doute. Et le sentiment d’avoir été une bouffée d’air pour ceux qui étaient ses amis.
Le bémol pour moi : le style qui sans me gêner outre mesure m’a parfois un brin laissée perplexe…

Sorj Chalandon, Mon traître, Grasset, 2007, 275 p.
par Chiffonnette publié dans : Littératures françaises
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Mercredi 27 février 2008
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Cinq nouvelles. Cinq récits pour retrouver Antigone et Œdipe sur la route qui est la leur. Cinq histoires pour renouer avec la profondeur de Henry Bauchau.
 
Car c’est bel et bien de profondeur qu’il s’agit. En cinq très courts textes, Bauchau parvient à faire passer une infinité de sensations, de sentiments, de réflexions.
 
Avec L’arbre fou, le lecteur retrouve Antigone et Œdipe en plein acte de création. Œdipe sculpte dans la souche d’un arbre foudroyé, Antigone sculpte le visage de ses parents. Tous deux dévoilent les abysses qui s’ouvrent sous les pieds de ceux qui créent. La violence envers soi et les autres que cela suppose. La souffrance que cela signifie. La vérité que cela dévoile. Pour Bauchau l’art, la création est acte de vérité puisque c’est par là que peut être dévoilée l’essence des êtres et de la vie. Puisque c’est le meilleur, et sans doute le seul moyen d’atteindre à l’essentiel.
Avec toujours ce style qui touche au cœur.
 
« Il sont ouverts tous les deux, ceux qu’elle a fait naître après être née d’eux, et qu’elle a aimés comme ses enfants. Il y a quelques instants encore, elle voulait les garder en elle, dans l’ovale parfait de son amour. Elle voit que c’est un acte de vie qui les lui a enlevés et les a jetés brutalement dans une existence sans clôture. Elle ne regrette rien, ils sont vrais, ils sont plus vrais maintenant. »
 
Avec Les vallées du bonheur profond, c’est l’idée de bonheur qui est interrogée. Qu’est-ce que le bonheur finalement ? Ce que vivent ces gens que découvre Antigone dans les vallées profondes ? Ou bien cette route et cette filiation qui sont tout pour Antigone quand bien même les choisir ne serait pas sans douleur ? Quand bien même les choisir serait renoncer à la sensualité de son jeune corps, à l’amour toujours possible ?
Parvenir en si peu de page à interroger l’amour, le bonheur, l’identité, les choix de vie avec tant de pertinence et de sensibilité est une réussite magnifique.
 
Avec La femme sans mot, c’est la folie qui fait son apparition. La folie qui est en chacun de nous et qu’il faut combattre pour ne pas qu’elle nous mène à la mort. La folie qui est à l’origine de la vie et de la création et à laquelle il ne faut pas céder pour ne pas se perdre.
 
Et enfin, les deux dernières. Le cri qui est une sorte de résumé de l’Antigone qu’écrira plus tard Henry Bauchau, une esquisse. L’enfant de Salamine donne la parole à Sophocle, celui qui le premier donnera sa voix à Antigone et à Œdipe.
Au-delà de l’indéniable qualité de ces deux textes, on y trouve surtout l’aveu de l’écrivain de l’obsession. A travers Sophocle, c’est lui-même qu’il dévoile. Sophocle cherche sa voie et sa voix sans trop savoir où ses pas et ses vers le mènent. Il cherche jusqu’au jour où il rencontre ces personnages, ces personnages qui vont l’habiter et faire de lui cet immense poète.
 
« Antigone savait qu’elle allait affronter la mort. On voyait qu’elle aimait la vie et que son désir n’était pas de la perdre, mais de la donner. Elle la donnait. Elle me la donnait cette nuit même, elle libérait mon esprit et lui insufflait une énergie inconnue. Je découvrais que ma parole emprisonnée serait un jour délivrée par la sienne, par ses actes superbes, et soulevée par l’enthousiasme. »
 
Tolérance, création, art, identité, amour, amitié, bonheur, liens filiaux… En 84 p., Henry Bauchau fait de nouveau surgir cette profonde connaissance de l’humain qui est la sienne.


Henry Bauchau, Les vallées du bonheur profond, Actes Sud, coll. Babel, 84 p.

par Chiffonnette publié dans : Littératures françaises
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