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Lundi 17 septembre 2007

graff.jpg















Attention, il semblerait que j'en dise un peu trop!! Pas de spoilers, mais voilà!!




Une barrière de péage sur une autoroute désertée. Un homme qui attend, qui regarde passer le temps et des véhicules chaque jours moins nombreux. L'humanité est décimée par un cri de plus en plus intense qui déchire l'atmosphère et auquel seuls quelques individus échappent. Etrangement, il retentit depuis que Le cri de Munch a été volé. Est-ce la cause de ce vol? Est-ce plus simplement la fin du monde?

C'est un roman qui me laisse perplexe. Je me suis laissée prendre au départ par ce personnage de péagiste et son quotidien, par ses réflexions sur la vie, le monde. Par le gendarme Daniel qui troque son uniforme contre les paillettes et sa voiture de fonction contre une cadillac blanche. Par Carlo et sa collection de panneaux indicateurs. Par Joras et les deux hommes de sa vie dans le coma. La narration est fluide, agréable. Le récit intriguant. 
J'ai beaucoup aimé l'utilisation faite du Cri de Munch, une toile qui m'a fascinée depuis que j'en ai vu une des versions au musée Munch. Ce qu'en dit le narrateur est très juste. L'intensité du cri, la souffrance et la folie qui se révèlent, l'isolement du personnage.
Puis petit à petit, ce n'est pas l'ennui qui s'installe, le roman étant court, mais une certaine lassitude. Un peu comme celle du narrateur qui ne sait plus trop où il va, si tant est qu'il l'ait jamais su. On ne voit pas où l'auteur nous mène, et le dernier chapitre se termine sur une chute qui fait comprendre que tout ce qui précédait n'était que métaphore, ou du moins le rêve d'un homme luttant pour échapper à l'horreur de la réalité. J'ai eu le net sentiment que cette fin venait comme un cheveu sur la soupe, achevant de faire sombrer le récit. Laurent Graff parle de choses dures, lourdes, mais d'une manière qui ne m'a pas du tout touchée. J'ai besoin d'un peu plus de clarté.


Stéphanie (qui m'a gentiment prêté son exemplaire) a aimé, Florinette en fait une analyse intéressante.


Laurent Graff, Le cri, J'ai lu, 2007, 125 p.

 

Publié dans : Littératures françaises
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