Paix sur la Terre

Publié le par Chiffonnette

Ca y est !!!!! Oui, ça y est !!! J’ai fait ma danse de la victoire autour de ma table basse, et ce soir, je m’offre un coup à boire ! Oui, même toute seule, tant pis !! Un bon verre de vin rouge mesdames et messieurs, puisque j’ai fini hier soir les 1600 de Guerre et Paix. Comme dirait ma frangine : « t’as pris l’option plomb ». Un mois et demi de lecture pour un bon kilo de bouquin !
Bon, le sacrifice à dame Vérité me contraint à admettre que j’ai entre-temps lu un certain nombre de choses, mais j’y suis restée fidèle à Léon ! Pas d’autres romans adultes en même temps ! Et ça y est ! J’en reste un peu groggy tout de même.
Qu’en dire… Autopsie d’un drame : « c’est pas de ma faute monsieur le juge, c’est Daniel Pennac ». Oui, vous savez, ce fameux résumé de son grand frère : l’histoire d’une fille qui aime un homme et en épouse un troisième. Déjà j’avais tilté. Il m’a fallu 10 ans pour me décider. Mais quel bonheur à l’arrivée !
Pour moi, ce roman fleuve se décompose en trois parties. La première, c’est Dallas au 19e en Russie, ou les tribulations amoureuses de ces messieurs-dames Rostov et autres sur une période de 15 ans. J’ai adoré, j’ai frissonné, j’ai eu envie de coller des baffes à Natacha. Et puis à Pierre aussi.
La deuxième, ce sont ces loooongues considérations stratégiques. Léon n’aime pas Napoléon, je crois que c’est clair. Il n’aime pas la guerre non plus, et je suis d’accord avec lui.
La troisième, c’est la réflexion philosophique souvent intéressante, parfois fastidieuse à laquelle se livre Tolstoï sur le fil conducteur de l’histoire et du déterminisme.
Histoire, servage, libéralisme politique, liberté, amour, christianisme ne sont que quelques uns des thèmes abordés.
Les personnages, riches, épais évoluent et prennent de la carrure au fil des pages. Ils n’en sont que plus attachants. Et on se rend compte à la fin que leurs aventures sont la parfaite illustration de la pensée de Tolstoï. Une pensée spéciale pour mon personnage préféré, Sonia la sacrifiée, la parente pauvre qui est pour moi le personnage le plus humain et le plus touchant de l’affaire, celle qui paie ses erreurs au prix fort quand les autres s’en tirent.
M’enfin voilà, trêve de lyrisme. C’était bien et c’est fini. Reste le bonheur de choisir un nouveau livre.
 
« Quand elle sourit, le doute ne fut plus possible. C’était bien Natacha, et il l’aimait » p.1462 (oui, 1462)
Léon Tolstoï, La Guerre et la Paix, Gallimard, coll. Pléiade, 1952, 1607 p.

Publié dans Littératures russes

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Whiterose 04/07/2007 18:58

J'ai lu moi aussi Guerre et paix, et j'ai vraiment adoré, c'est ce qu'on peut appeler un roman fleuve. C'est vrai que ce roman là était particulièrement long, mais je n'ai vraiment pas été décu.
Tolstoï est l'un des plus grand auteurs pour moi.

Chiffonnette 05/07/2007 21:09

Ca pour être fleuve, il était fleuve! Mais je n'ai pas non plus regretté du tout! C'était au départ un défi, ça a été à l'arrrivée un énorme plaisir! Si c'était à refaire, et bien je le referais sans aucun doute!

fashion victim 06/05/2007 23:13

C'est une belle critique et j'ai beaucoup aimé ce roman (mais je l'ai lu il y a tellement longtemps qu'il faudrait en fait que je le relise...:)) 

Lilly 01/05/2007 17:38

Chapeau ! Je ne pense pas me plonger de sitôt dans un pavé pareil... Ta critique me plaît beaucoup, mais il en faudra plus pour me faire surmonter ma trouille de Tolstoï...

Cunᅵ 05/04/2007 12:45

Hé bien bravo, dis-donc, un sacré morceau !Je n'en ai lu que des extraits, ça ne me tente pas encore de me lancer dans l'intégrale... (ça me fait peur, disons)

Chiffonnette 05/04/2007 14:13

Je suis trèèèèèèès fière de moi! Il m'arrive d'être un tantinet inconsciente et de me lancer dans ce genre d'entreprise. Il n'y a guère que la philo pour me faire peur (très peur)! Ceci dit, il est possible de sauter des pages si on veut! Je ne l'ai pas fait ce coup-ci pour des raison de fiérté mal placée, mais il y a de quoi sauter!