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Il manquait une cuisine au terrier... Quelques travaux préparatoires et la voilà en ligne: dorénavant toutes les recettes élaborées avec mes petites mimines se trouveront à la cuisine du Terrier!

Pour entrer en contact avec le terrier, une adresse:

leterrierdechiffonnette@
gmail.com


Après un bon boulot, j'ai la joie de vous annoncer qu'à la rubrique "La carte du terrier" vous trouverez l'index des auteurs et des titres lus avec lien vers les articles concernés, un index des recettes, et non seulement ma PAL, mais aussi la liste des titres que j'ai retenus pour mon challenge ABC 2008!


Et oui mesdames et messieurs! Après moults galères (il n'y a pas que Fashion qui soit une cyberquiche) , il est là! Le blog officiel
  
du Club des théières!!
   

 

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Vendredi 7 mars 2008
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Yann a dix ans et six frères. Trois paires de jumeaux qui se suivent et ne se ressemblent pas. Trois paires de jumeaux solides quand lui n’est pas plus haut que deux pommes. Pourtant c’est lui, qui par une nuit pluvieuse, va entraîner ses frères sur le chemin de l’Océan.
 
Mourlevat offre avec ce roman une jolie relecture de petit Poucet. Car c’est ce qu’est Yann : un petit Poucet, malin, débrouillard et mignon comme tout. Et s’il s’enfuit avec sa fratrie, c’est pour des raisons bien voisines.
Cette fuite vers l’ouest, le lecteur va la vivre par les récits des frères, par ceux des adultes qui ont croisé leur route, plus ou moins brièvement. On découvre ainsi les difficultés du chemin, les petits larcins pour manger et se réchauffer, les courses folles pour échapper aux menaces. Un routier, une boulangère, une vieille dame, une jeune étudiante, un gendarme… Autant des personnes, autant de regards différents sur ces enfants : délinquants, enfants maltraités, survivants… Car finalement, cette histoire de petit Poucet, ce n’est pas tout à fait celle d’enfants fuyant des parents qui veulent les assassiner. C’est celle d’enfants dans une France rurale et profonde où l’amour ne s’exprime guère même s’il existe. C’est celle d’un enfant trop différent dans un monde où ce qui ne répond pas à la norme ne peut être que craint et ma aimé. C’est celle d’un enfant prêt à tout trahir pour réaliser ses rêves d’évasion.
Les rebondissements foisonnent et l’humour ne manque pas sur un sujet pourtant grave.
 
On se laisse emporter par la grande vague de cette fuite. Par le sourire et le mutisme de ce petit bout d’homme décidé et qui tient ferme face à la vie. Ce qu’on trouve au bout du chemin ? Et bien… un certain paquet d’amour… Et un brin d’espoir.



Jean-Claude Mourlevat, L’enfant Océan, Pocket jeunesse, 2002, 151 p.

par Chiffonnette publié dans : Littérature jeunesse
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Mercredi 28 novembre 2007
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Sur l'idée de Cathulu, nous avons lu et nous publions le même jour notre billet!!Première expérience du genre pour moi!!

Aurore est de retour est elle n’est pas contente ! C’est le moins qu’on puisse dire et on peut ajouter qu’elle est toujours fâchée ! C’est que l’adolescence est une maladie dont on ne se débarrasse pas comme ça ! Et que si l’amoureux a été largué, l’amour est toujours aussi compliqué, le collège lourdingue et la vie familiale agitée ! Jugez donc : voilà notre Aurore exilée chez ses ancêtre, un papi sourd comme un pot (quand il veut) et une mami bouddhiste et zen, Lola tombe amoureuse à répétition, les profs ont une vie sexuelle et les trolls de sa classe peuvent parfois être sympathiques !
Entre ça, les canards mutants, le camping, le Dalaï-Lama, le rose saumon et le doré, l’accent de Vladouch, on ne s’ennuie pas ! Aurore si, mais c’est de son âge.
 
Pour tout dire, si Cathulu ne m’avais pas proposé cette lecture commune, je n’aurais peut-être pas continué le journal d’Aurore ! J’avais peur d’être déçue, que le procédé tombe un peu dans la routine ! C’est bien sûr un peu le cas. On connaît les personnages, leurs réactions probables, etc. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’Aurore fatigue son lecteur comme elle fatigue son entourage et comme elle se fatigue elle-même. Du coup, elle est obligée d’évoluer. On la voit commencer à changer d’un âge ingrat très très ingrat à un âge ingrat juste ingrat ! Et c’est intéressant ! D’autant que son regard sur son entourage, ce qu’elle vit et sur elle-même est toujours aussi drôle, caustique. Elle est d’une mauvaise foi abyssale, le sait et en joue avec un culot qui la rend à la fois très agaçante et attachante ! Bref, une adolescente quoi !
Et puis sa famille et ses amis valent leur pesant de cacahouète ! J’ai passé un très bon moment en leur compagnie ! Ils ont un petit côté Malaussène en moins déjanté si vous voyez ce que je veux dire !
Et puis mine de rien il y a des petites réflexions sur la vie comme elle va, l’amitié, la famille, l’amour.
 
Bref, je vais attendre le tome 3 s’il doit advenir !

 

par Chiffonnette publié dans : Littérature jeunesse
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Dimanche 11 novembre 2007
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Avalon existe vraiment ! Et oui messieurs, mesdames et mesdemoiselles de peu de foi ! D’ailleurs, tous les neuf ans pendant neuf jours, un chunnel s’ouvre, qui relie l’île au monde des humains. Et à travers ce tunnel, toutes les créatures magiques qui peuplent nos bosquets, nos égouts, nos placards et nos fontaines circulent joyeusement. Sauf que personne n’est à l’abri d’un accident. C’est ce qu’apprennent à leur dépend les trois triplées nourrices le jour où l’abominable Mme Trottell enlève le prince héritier. Neuf ans plus tard, une expédition de sauvetage est lancée.
 
La magie est au rendez-vous ! On découvre une île d’Avalon planquée par des faiseurs de brume, de charmantes bestioles qui émettent du brouillard quand elles entendent de la musique, une île où les sorcières qui se respectent ont les dents bleues, des orteils surnuméraires et crachent des crapauds, une île où il y a de vraies harpies armées de sac à main et de chemisiers en nylon, une île où. ;. Bref ! Il s’y passe beaucoup de choses ! Et une fois de plus, Eva Ibbotson nous crée avec cela une petite histoire fort sympathique, où les méchants sont très méchants, les enfants gâtés très gâtés et où les enfants sages et courageux sont récompensés à la fin. Le tout avec un humour et un sens du rythme et du suspense qui laissent toussant dans la poussière toute mièvrerie qui aurait tenté une infiltration dans les pages.
Bref, me voilà séduite par Eva Ibbotson et me laissant faire avec un plaisir que je refuse de bouder !


Eva Ibbotson, Le secret du quai 13, Ablin Michel, coll., Wiz, 2005,234 p.

par Chiffonnette publié dans : Littérature jeunesse
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Mercredi 7 novembre 2007
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Maia est orpheline. Quand de lointains parents habitant au Brésil acceptent de l’accueillir, elle est à la fois heureuse est effrayée par cette nouvelle vie qui l’attend. Mais les rêves qu’elle avait pu faire sur le chemin de son nouveau foyer se brisent rapidement ? Les Carter et leurs filles jumelles ne l’ont accueillie que pour profiter de l’immense fortune dont elle doit hériter. Heureusement, il y a Mlle Minton la gouvernante, Finn l’indien et les siens, et l’aventure aussi qui commence derrière la porte. L’aventure surtout qui se profile quand deux détectives arrivent d’Angleterre à la recherche de l’introuvable fils de Bernard Taverner.
 
Reine du fleuve est un roman jeunesse plein de charme. On y retrouve un peu de ces romans anglais du début du siècle, à la Petite princesse, mais sans une bonne partie de la mièvrerie et de la naïveté de ces charmantes petites histoires. D’ailleurs, Eva Ibbotson joue sur ces vieilles histoires : Maia est la petite princesse, son ami Clovis rencontré en voyage se transforme en un petit lord Fauntleroy plus vrai que nature. J’ai du manquer d’autres rapprochements avec les classiques de la littérature enfantine anglaise !
Les personnages son assez stéréotypés : l’orpheline courageuse et débrouillarde, la gouvernante au grand cœur, la famille atroce et cupide, les pestes, l’indien proche de la nature… Mais en même temps, les péripéties vécues de Maia sont haletantes, pleines de rebondissement, et on prend plaisir à suivre les héros et les méchants dans une histoire qui oscille entre policier, humour et roman d’aventure. La description du Brésil, pleine de couleurs et d’odeurs est aussi l’occasion pour l’auteur de faire l’apologie de l’ouverture à l’autre, du plaisir de la découverte et de la tolérance contre une Angleterre qui devient le symbole de la rigidité et de la peur de l’autre.
La fin est très morale, puisque les gentils gagnent et peuvent réaliser leurs rêves, mais c’est bon parfois, de rêver un peu !
Et en plus, ce roman a remporté un prix que je vénère (à titre très personnel et chocolaté) : l’inénarrable et irremplaçable Prix Smarties ! Et oui, il n’y a pas que les M&M’s dans la vie !


Eva Ibbotson, Reine du fleuve, Albin Michel, coll. Wiz, 2004, 379 p.

par Chiffonnette publié dans : Littérature jeunesse
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Vendredi 28 septembre 2007

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Après Tomek dans La rivière à l’envers, c’est au tour d’Hannah de raconter son voyage. Un voyage bien différent de celui de son compagnon, plus dangereux et épique encore.

Je viens de tomber en amour. Non, non, pas d’un machin qui respire ! Attendez que je vous explique. Il y a quelques jours je terminais totalement enchantée La rivière à l’envers de Jean-Claude Mourlevat. Et bien après la lecture d’Hannah, je peux affirmer que je suis complètement conquise.

Brinquebalée dans un métro bondé, humide et bruyant comme à l’accoutumée, je me suis lancée dans ce roman qui est le pendant de La rivière à l’envers. Et j’ai tout oublié, transportée dans un autre univers par le magicien Mourlevat. J’ai souri, soupiré, tremblé un peu, sous les yeux un peu éberlués du monsieur assis en face de moi ! Et j’ai réitéré jusqu’à tourner la dernière page.

Déjà l’idée me plaisait. J’ai toujours bien aimé redécouvrir une histoire par les yeux d’un autre personnage. Mais en plus, Jean-Claude Mourlevat gagne en puissance et en poésie par rapport à La rivière à l’envers.

Autant Tomek était un rêveur un peu mou par moment, se laissant porter par les événements et la chance, autant Hannah fait preuve d’une énergie sans faille ou presque et d’un courage proche de la folie. Elle sait où elle va et ne se laisse jamais décourager, acceptant la perte de certaines choses pour atteindre ce qu’elle veut, apprenant à chaque étape de son voyage. Cela en fait un personnage que je préfère à celui de Tomek. Je la trouve plus touchante, plus adulte sans doute aussi. Une femme avant l’heure, amoureuse, sûre d’elle et de ses choix même les plus difficiles.

Quand à ses aventures… Jean-Claude Mourlevat développe de nouveaux mondes tout aussi poétiques et absurdes que ceux qu’il avait construits dans La rivière à l’envers. J’ai particulièrement aimé sa description du désert et des caravanes, mais aussi le pays des moches ! On est parfois proche du conte détourné, tout en flirtant avec le roman d’aventure mâtiné d’une bonne louchée de roman initiatique. Mélange étrange, mais passionnant, servi par un style agréable à lire.

C’est une œuvre plus intéressante que La rivière à l’envers, plus profonde à mon sens. J'aurais encore des choses à dire, mais il faudrait trop en dévoiler. Hannah m’accompagnera un petit moment je pense.

 

Pour le plaisir, les dernières phrases : « Maintenant, comme promis, je vais me taire. L’histoire est finie. Il n’y a plus rien à dire. Mais puisqu’il faut un dernier mot, moi, la bavarde, je choisirai le plus joli de tous. Je l’ai appris dans le désert. Il se prononce silence. »

Jean-Claude Mourlevat, Hannah, Pocket jeunesse, 2002, 157 p.

par Chiffonnette publié dans : Littérature jeunesse
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