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Il manquait une cuisine au terrier... Quelques travaux préparatoires et la voilà en ligne: dorénavant toutes les recettes élaborées avec mes petites mimines se trouveront à la cuisine du Terrier!

Pour entrer en contact avec le terrier, une adresse:

leterrierdechiffonnette@
gmail.com


Après un bon boulot, j'ai la joie de vous annoncer qu'à la rubrique "La carte du terrier" vous trouverez l'index des auteurs et des titres lus avec lien vers les articles concernés, un index des recettes, et non seulement ma PAL, mais aussi la liste des titres que j'ai retenus pour mon challenge ABC 2008!


Et oui mesdames et messieurs! Après moults galères (il n'y a pas que Fashion qui soit une cyberquiche) , il est là! Le blog officiel
  
du Club des théières!!
   

 

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Jeudi 5 juillet 2007

Je te retrouve sur mes sentiers comme au premier jour, tache

rouge d'un manteau sous les frondaisons d'un parc.

Le temps a coulé sous les arbres. J'ai aimé le pays de tes yeux.

Ta main dans la mienne nous avons libéré la peur.

Entre tes seins je regarde le soleil se briser sur un mur blanc au

lit duquel bat une source secrète.

Eblouissante douceur du silence.

Joseph Paul Schneider, Histoire d'amour, Masques du temps, in L'amour et l'amitié en poésie, Folio junior poésie, 2001, 177 p.

par Chiffonnette publié dans : Poésie
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Vendredi 22 juin 2007

Moi, je n'aime pas la fête de la musique... Ca ne veut pas dire que je n'aime pas la musique bien au contraire, mais quand un boulet braille du Gilbert Montagné avec des fausses notes, j'ai du mal... Oui, je suis une martyre. Heureusement, René Char était là pour adoucir le drame ! Car oui, je persiste! Mes bonnes dispositions ne faiblissent pas!  Je continue mon exploration du continent poésie!

 

  Attirée par la magnifique édition Gallimard de Lettera Amorosa avec les illustrations de Georges Braque et Jean Arp, je suis partie à la découverte de René Char. C'est un beau cadeau que fait Gallimard à ses lecteurs en offrant deux versions de ce poème dont une sous la forme du manuscrit conservé à la BnF.

C'est beaucoup d'émotion de découvrir ce texte, la première version en fait, de la main même de l'auteur, avec les ratures et les corrections.  Et c'est beau, c'est vraiment beau cette poésie qui ressemble à de la prose accompagnée d'oeuvres graphique qui sont de véritables petites merveilles. C'est suffisamment clair pour que la compréhension en soit aisée, tout en maintenant le mystère et en donnant l'envie d'analyser de plus près ces vers et leur signification.

René Char raconte dans cette oeuvre un amour fou, son début, la souffrance qui en naît et le drame de la séparation. Il parle de l'amour, de sa nature, de la femme et de la féminité, de la nature. Il montre comment lié par cet amour, il reste malgré tout libre, plus libre que lorsqu'il ou que s'il n'aimait pas.

 

Je suis encore toute ébouristiflée par ce gentleman rugbyman poète!

"Ce fut, monde béni, tel mois d'Eros altéré, qu'elle illumina le bâti de mon être, la conque de son ventre, je les mêlai à jamais. Et ce fut à telle seconde de mon appréhension qu'elle changea le sentier flou et aberrant de mon destin en un chemin de parélie pour la félicité furtive de la terre des amants."

 

René Char, Lettera Amorosa: suivi de Guirlande terrestre, Poésie/Gallimard, 2007, 70 p.

par Chiffonnette publié dans : Poésie
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Mercredi 13 juin 2007

Et bien il semblerait que je sois en passe de guérir d'une de mes maladies: l'incapacité chronique de lire de la poésie. Comment définir cela... Une résistance à toute épreuve aux vers... Des crises de fou rire à la lecture de Lamartine... Des éruptions de boutons avec Hugo... C'était sans aucun doute que je n'étais pas encore tombée sur un poète capable de me toucher. Ceci dit, la guérison se faisait sentir. Mon cas n'était pas désespéré!

C'est pour cela que j'ai été touchée et fascinée par Philippe Jaccottet. Cahiers de verdure, suivi de Après beaucoup d'années est un recueil de poèmes et de courts textes qui parlent de la nature, de la montagne, et de l'amour de Jaccottet pour ces lieux. Il dit, avec des mots très simples et très beaux le soleil qui se couche, les arbres et les fruits, les combes et les torrents. Et c'est fou, on sent, on entend, et on revit des soirs d'été que l'on a vécu.

Une magnifique découverte.

"Comme quand traine un peu de brume sur une source qui a pris la couleur des plantes qui l'abritent, un trouble embué. Le voile qui amortit et qui aiguise la violence montée des profondeurs.

Des êtres jamais vus, comme assis sous des nuages dont le bord serait argenté par la lune.

Avant que tu ne passes une bonne fois au nombre des fantômes, écris qu'il n'y a pas de plus haut ciel que cette source couleur d'herbe."

Philippe Jaccottet, Cahiers de verdure, suivi de Après beaucoup d'années, Poésie/Gallimard, 2003, 197 p.

par Chiffonnette publié dans : Poésie
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